La Tour de l'horloge
Depuis le 11 janvier 1921, elle est classée Monument Historique et est reconnue comme le plus bel ouvrage d'architecture militaire de Haute Provence.
Le Musée Gallo-Romain est installé au pied de la tour de l'horloge.
La tour de l'horloge se dresse à l'extrémité sud de la colline du Castelleras, en face de l'église paroissiale.
Construite en appareil de bossage, elle mesure 23m50 de hauteur. Elle est dans son aspect général nettement défensive avec au sommet des mâchicoulis posés sur des arcs reposant sur des corbeaux en quarts-de-rond superposés. C'est à tort qu'on l'attribue depuis le 19e siècle aux Templiers car il s'agirait plutôt d'une tour construite au 14e siècle par le seigneur de Saint Martin-de-Brômes: Boniface de Castellane.
La famille De Castellane a été Seigneurie de Saint Martin-de-Brômes du 13e siècle au 18e, avant de laisser la place à la famille Payan.
Cet édifice servait à l'origine de tour de guet et d'entrepôt pour l'impôt seigneurial. Dans le courant du 19e siècle, elle a été percée de fenêtres et transformée en pigeonnier; attestent les nombreux boulins (nids de pigeons), puis elle devint la tour supportant l'horloge.
Enfin, depuis 1972, elle abrite le Musée gallo-Romain
Au sommet se dresse un campanile en fer forgé soutenant la cloche de l'horloge, millésimée 1866.
Depuis le 11 janvier 1921, elle est classée Monument Historique et est reconnue comme le plus bel ouvrage d'architecture militaire de Haute Provence.
Vous découvrirez à ses pieds l'admirable panorama des toits du village.
Malheureusement, pour des questions de sécurité, il n'est pas possible d'accéder dans les étages de la tour.
Le Musée Gallo-Romain.
C'est à la suite d'une mobilisation physique et financière des habitants et des élus que le musée a pu voir le jour au printemps 1972, à la suite à la découverte de deux sépultures gallo-romaines, lors des travaux d'aménagement de la déviation évitant le centre du village. Bon nombre de Saint-Martinois se souviennent encore de l'effervescence qui a régné alors pendant quelques temps.
Archéologues, historiens et responsables s'y pressèrent afin de venir découvrir ces sarcophages. Rapidement, l'intérêt de conserver les vestiges au village a germé au sein du Conseil Municipal et la décision de créer un musée a vu le jour. Un emplacement historique privilégié: le pied de la tour a été choisi et le musée a pu être aménagé grâce à la générosité des habitants qui ont participé sous la forme d'une souscription à son financement.
Le musée conserve aujourd'hui une des deux sépultures découvertes en 1972, ainsi que la borne milliaire découverte en 1896 et placée dans le musée en 1983. Deux panneaux présentent aussi la fouille du site protohistorique de Buffe-Arnaud réalisée en 1992, lors de la rectification du tracé de la route des basses gorges du Colostre.


