L’entrepreneuriat en France

L’entrepreneuriat en France

Un peu d’histoire

Né à la fin du XIXème siècle, c’est l’économiste Joseph Schumpeter qui donne une définition nouvelle de l’entrepreneuriat en le considérant comme une capacité à transformer une idée en une innovation gagnante. Il parle de « destruction créatrice » quant à la production de nouveaux produits en remplacement des anciens, valorisant ainsi la croissance économique et un dynamisme industriel. Dans les années 20, Franck Knight et Peter Drucker analysent l’entrepreneuriat comme une activité qui consiste à prendre des risques. Il s’agira de mettre en avant son idée au prix d’une mise en danger financière et personnelle. En 1985 Gifford Pinchot lance le terme « d’Intrapreneuring », traduit par intrapreneuriat en français qui désigne plusieurs activités entrepreneuriat au sein d’une organisation. En 2005, Thierry Verstraete et Alain Fayolle théorisent quatre paradigmes permettant de délimiter le champs de la recherche en entrepreneuriat ; la création d’une organisation, détecter, construire, exploiter une occasion d’affaires, la création de valeur et l’innovation. Pour finir, afin de dépasser les clivages théoriques, le sociologue Robert Paturel proposera en 2007 une définition de l’entrepreneuriat en l’associant à l’approche projet.

La France, pays d’entreprises

La France est le 2ème pays européen avec 3,8 millions d’entreprises et 12,7 millions de salariés. En 2017 selon l’Insee elle compte 591 000 nouvelles entreprises, avec une augmentation de 7% par rapport à 2016. Terre fertile pour les entrepreneurs en devenir, la France offre un accompagnement institutionnel afin de faciliter des démarches parfois décourageantes. Par exemple depuis la loi Pacte, pour lancer son activité il suffit de compléter un formulaire en ligne. Cet outil favorise les créations de micro-entreprises dont celles-ci représentent la moitié des entreprises, en permettant aux auto-entrepreneurs de s’essayer à une activité sans prendre de risque. Cependant un bémol subsiste, les TPE et PME ne peuvent répondre par manque de moyen à leurs besoins juridiques et administratifs. Deux choix s’offrent à elles ; accepter de payer le coût onéreux d’un avocat au risque d’alourdir leur budget, récupérer sur internet des documents juridiques non personnalisés et donc peu solides, ou encore être aidé par un expert comptable au tarif accessible mais au service non adapté.
c’est dans ce contexte que les frères Wagner ont tenté leur chance en créant leur entreprise Captain Contrat en 2013. Maxime et Philippe ont 29 et 32 ans et ont déjà fait l’expérience de l’entrepreneuriat au lycée en créant une société de jeux en ligne ne comptant pas moins de 30 000 utilisateurs. Ils finissent par vendre la société pour 100 000 francs après avoir rencontré la difficulté des démarches juridiques dont ils gardent un mauvais souvenir. Après des études à l’ESSEC et HEC
ù Philippe Wagner suit le programme entrepreneur, les deux frères décident de créer avec Pierre Gielen une start-up qui allie numérique et juridique. Son objectif est de proposer un service sur-mesure aux TPE et PME en leur fournissant des documents juridiques (création de statut, rédaction de contrat..) à prix abordable sur les conseils d’une centaine d’avocats et de juristes. Aujourd’hui Captain Contrat est appelé par 6 000 entreprises pour ses services et travaille avec 40 collaborateurs.

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